Dans son édition de ce weekend, Le Point ( j'entend déja les "ce torche-cul de droite" chez mes détracteurs ) nous parle de l'affaire Gérald Dahan.
Tous les mardis à 15 heures, pendant plusieurs mois, Philippe Douste-Blazy pensait converser avec Jacques Villeret. C'était Dahan ! Jean-Pierre Raffarin, piégé à son tour, a fait interdire la diffusion du canular sur "Rire et Chansons". Et voilà que l'imitateur s'invite dans la campagne présidentielle en faisant trébucher Ségolène Royal sur la Corse. Cette fois, la plaisanterie tourne à la polémique. Les socialistes dénoncent une "manoeuvre" d'un humoriste qualifié de "Proche de Nicolas Sarkozy". Et la presse de le présenter comme "un chauffeur de salle" des meetings de l'UMP.
Faux. L'histoire de ce meeting d'accueil du "200 000e militant" de décembre 2005 est bien plus cocasse. Avec Dahan, tout commence par un piège, quelques semaines plus tôt. "Je me suis rendu à l'un des meetings de Sarkozy pour étudier sa tournure d'esprit et, à la fin, je me suis faufilé jusqu'à lui pour le défier : "Dans les trois semaines, je vous piège." "J'ai l'ouïe fine, ça ne va pas être facile. Un Sarkozy averti en vaut deux" ", lui répond le ministre, piqué au vif. Cinq jours plus tard, Dahan, se faisant passer pour Pierre Palmade, obtient directement le ministre en passant par le standard de la Place Beauvau. Il le convainc de livrer 50 tulipes jaunes à la comédienne Isabelle Mergault en guise d'encouragement pour la première de sa pièce de théâtre. Sarkozy tombe dans le panneau. Bon perdant, le ministre, hilare, invite Dahan à monter un gag lors d'un prochain meeting. "J'ai accepté, bénévolement, à une condition : que je puisse faire un sketch politique sans censure, y compris à son endroit", explique l'imitateur. Parole tenue le 17 décembre 2005.
"Je n'ai pas de carte UMP, je n'étais pas inscrit sur les listes électorales en 2002 et je m'en suis voulu. Je garde mes opinions politiques pour moi", déclare l'humoriste dont les canulars véhiculent un même message : la dénonciation ironique de la société de cour, d'une France des passe-droits. C'est ainsi qu'en imitant Sarkozy il a obtenu de faire sauter toutes les contraventions de son prétendu « neveu ». "J'ai reproduit ce tour quatre fois. A chaque fois, les policiers ont cédé, bon gré mal gré..." Quant à Ségolène Royal, elle le connaît très bien. Leurs origines charentaises communes y sont pour quelque chose. Elle a assisté à son précédent spectacle. D'ailleurs, piégée sur la Corse, elle n'a pas interdit la diffusion intégrale de ce canular lors de son prochain one-man-show au Gymnase (à partir du 8 mars). Pour équilibrer les comptes, Dahan promet de piéger Sarkozy avant le 20 mars, date à laquelle, campagne oblige, il cessera le canular politique.
Le Point
1 commentaires:
Merci de l'info :-)
il est vrai qu'on s'ètait bien moqué de Douste à l'époque; piégé à l'affectif, c'ètait nettement mon sympa à son égard et il aurait pu en tant que ministre faire un peu de mal au gentil bouffon qui gene la mante royale.
Der Gilles
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